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 concours de nouvelle N°1

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_cirdan_
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MessageSujet: concours de nouvelle N°1   Mer 19 Oct - 15:07

sa vous dirait un concour de nouvelle ? les consignes sont : pas trop longt (sinon c'est plus une nouvelle bande de babache) et la fin doit être sous la forme de chute, on pourrait peut être fixer une date limite
a vos clavier Mr.Red
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MessageSujet: Re: concours de nouvelle N°1   Mer 19 Oct - 17:57

mdr cool ça cicir ! j'en avais fait une en seconde, j'vais la mettre mdr !

disons qu'on laisse jusqu'au 31 octobre ! ça va?
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_cirdan_
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MessageSujet: Re: concours de nouvelle N°1   Mer 19 Oct - 18:31

heu un peu plus peut être faut penser a ceux qui ont pas beaucoup de temps
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MessageSujet: Re: concours de nouvelle N°1   Jeu 20 Oct - 11:10

mdr alors quoi? mi novembre? (les concous trop longs n'aboutissent jamais ! il faut mettre l'urgence lol)
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_cirdan_
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MessageSujet: Re: concours de nouvelle N°1   Jeu 20 Oct - 18:29

bon mi novembre alors, pile pour l'anniversaire d'une personne qui m'est très très chére Rolling Eyes
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_cirdan_
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MessageSujet: Re: concours de nouvelle N°1   Jeu 20 Oct - 20:34

sa interesse personne ???

vous avez qua poster toutes vos nouvelles ici et je métttrait un sondage quand le concour serat finit
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célestiale
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MessageSujet: Re: concours de nouvelle N°1   Jeu 20 Oct - 22:08

C'est pas que ça nous interesse pas mais j'ai tellement de devoirsss!
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MessageSujet: Re: concours de nouvelle N°1   Jeu 20 Oct - 22:48

voilà, on devait faire une nouvelle quand j'étais en secondes, et elle devait avoir une chute bizarre! voilà la mienne, soyez indulgents, ça fait 3 ans que je l'ai faites presque Smile

Citation :
A la Une

Elle, c’est une fille comme les autres. Elle vit sa vie au gré du temps avec des jours agréables, où elle s’épanouit, et des jours d’emmerdes, où même le beau temps lui donne envie de s’arracher les cheveux.
Elle n’a jamais vraiment vécu d’évènements extraordinaires.

Le matin, elle se lève à huit heures trente et va prendre son café en robe de chambre, et, babouches aux pieds, elle dévale les escaliers de sa maison à étage pour aller chercher le mensuel « l’Intrépide », que le petit Marco a dû déposer tôt le matin dans la boîte aux lettres.
A neuf heures et quart exactement, car elle est réglée comme une pendule à l’heure, elle pénètre dans le hall de la rédaction du journal « l’Intrépide ».
Elle entre dans son bureau personnel, regarde son courrier puis file à la salle de réunion où tous ses collègues l’attendent.
Elle, c’est la rédactrice en chef, elle aime beaucoup son métier.
En fait, elle vit dans son métier, elle ne pense qu’à ça et sa vie n’est basée que sur ça.
Son journal c’est comme son gosse, elle le câline, le nourrit, le soigne et le rend plus joli de jour en jours.
C’est vraiment son gosse !
De mari elle n’en a pas, ça lui importe peu.
Elle y a bien pensé quelquefois mais toujours elle revenait à cette idée :
-Le journal, il ne faut pas le laisser tomber !!!-
Est-ce qu’elle est heureuse ?
Qu’est ce que ça peut faire ?
Elle ne se pose même pas la question !
Tant qu’elle sera rédactrice en chef de son mensuel, elle ne se posera pas la question.
Le soir, elle reste à la rédaction jusqu’à vingt et une heures trente pour terminer tout ce qui reste à faire. Elle est comme toutes les célibataires folles de leur boulot, elle n’aime pas partir sans avoir terminé son travail.

A la rédaction, tout le monde la respecte, ils l’aiment bien aussi.
Il y a le petit Marco qui a vingt ans et qui est très dévoué, Josiane qui s’occupe de la rubrique esthétique, Germain le spécialiste des faits divers et Nathalie pour qui le sport n’a plus aucun secret.
Les autres, elles ne les connaît pas aussi bien que ces quatre-là.

Aujourd’hui, sa mère lui a téléphoné au bureau, elle veut l’emmener en vacances quelques jours car elle en a marre que sa fille travaille tout le temps. Elle a tellement insisté qu’elle a réussi à la convaincre.
Elle ira quatre jours avec sa mère visiter les châteaux de la Loire.
Elle n’a pas tellement envie de quitter son boulot mais elle ira pour faire plaisir à sa mère.
Elle va voir Josiane pour lui confier le mensuel pendant ces quatre jours. Elle lui fait confiance, ça lui est déjà arrivé de le lui confier pendant dix jours quand son père est mort et elle n’a pas été déçue.

Le lendemain, laissant sa routine, elle se lève à six heures et à six heures quarante-trois elle est à la gare en compagnie de sa mère.
Elles ont quatre heures de route à faire ensemble.
Elle, elle pense déjà au prochain numéro du journal. Sa couverture sera rose bonbon, sauf la tranche qui sera verte. Elle entend déjà l’éditeur du nouveau livre à la mode qui viendra se plaindre de la critique caustique rédigée par les soins de Marco. Elle sait qu’il devra repartir très vite s’il ne veut pas avoir affaire à Germain.
Elle imagine la tête que fera l’auteur de « Maigrir en 10 leçons » lorsqu’il lira les commentaires originaux de Josiane !
L’odeur de l’imprimerie et les affiches de publicité annonçant le tirage du numéro « Hors-Série » lui manquent.
Elle aimerait être dans son bureau plutôt que dans un train datant de Mathusalem, regardant un paysage qui défile si vite qu’il donne mal au cœur et écoutant sa mère qui n’a pas repris son souffle depuis le départ. Elle lui a raconté tous les potins du quartier et lui a arrangé au moins une vingtaine de coups « Oh, le fils de la factrice, c’est un bon parti tu sais ! Il est un peu plus âgé que toi mais qu’est-ce que c’est que dix- huit ans de plus, et patati et patata… », Elle a refait le monde en trois heures trente et cinq cents kilomètres.
Les quatre jours qu’elles passeront ensemble seront semblables.

De retour à la gare !

Dans un quart d’heure elle sera chez elle et elle pourra enfin se replonger dans son journal qui vient d’arriver.

Il est rose bonbon, la tranche est verte.

A la une :

DRAMATIQUE ACCIDENT SUR LA DEPARTEMENTALE 71, NOTRE REDACTRICE EN CHEF EST MORTE SUR LE COUP !
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philou
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MessageSujet: Re: concours de nouvelle N°1   Ven 21 Oct - 11:12

C'est à cause de la semaine sur la sécurité routière Sleepy ?...... Confused
Merci cirdan c'est effectivement le 14....
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Incredible Jack
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MessageSujet: Re: concours de nouvelle N°1   Ven 21 Oct - 11:54

Franchement c pas mal...
C vrai que la chute est plutot spé, mais vachement bien trouvé..
Au suivant, qu'on puisse juger.....
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Míriel
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MessageSujet: Re: concours de nouvelle N°1   Ven 21 Oct - 12:59

Ouais j'aime bien moi aussi ! J'ai pas tout calé par contre lol
Je vous mets ma maigre contribution, j'ai repris un texte que j'ai écrit y a quelques temps, et je l'ai modifié un peu. Rolling Eyes

Citation :


Rouge.

Tu démarres, la musique s’accélère, je me dis que j’ai envie d’aller très loin et très vite, les quais sont déserts et le ciel devient sombre, c’est parce qu’il fait nuit. Il y a le bruit des talons aiguilles qui frappent le sol, bam bam on voudrait savoir, mais on n’peut pas, la vie c’est pareil qu’Almodóvar dans une petite salle. Rouge. Commes les sourires que tu m’envoies, je les attrape au ralenti et un oiseau vient les voler, je n’aime pas les oiseaux, surtout ceux dans les cages. Enfermée, je m’enracine et je n’peux plus partir, je suis attachée. C’est si facile de rêver les yeux fermés, et on voudrait pouvoir mais Katrina tracasse la surface, ça les dérange, alors mes joues rouges, mon nez qui se plisse quand je rigole, tu te moques de moi, oui, mais encore ? On prend un bout du vent pour partir et on atterit dans un verre d’eau posé sur une table Boulevard des Inconnus, je connais la chanson, je me noie et on oxygène. Et le jour arrive, on aimerait crier, attraper la lune on n’peut pas, on n’peut jamais parce que jamais c’est rien, c’est tout. Alors on croit que le savon fait des bulles parce qu’il le faut, les appels manqués et les voix qui résonnent dans nos têtes, on les croirait. Ce n’est pas faux, mais je sais qu’en vérité, on ment au miroir quand on sourit pas pour de vrai, et pas un signe, je m’enfuirais si tu revenais. Je dévore le silence comme on écrit son prénom en haut d’une feuille blanche, oui, mais pour combien de temps ? Les réponses, ça n’existe pas, ça s’emmêle et ça part en fumée dans un tourbillon pour ralentir notre chute et on voudrait recommencer à envoyer des baisers dans les étoiles, mais les heures passées sont irrécupérables, on est déjà demain et hier n’a jamais existé, j’aimerais que si. On ne croit plus en la chance, juste les lignes incertaines sont bien là et elles ne le devraient pas, on a oublié qu’un jour pouvait rendre des mois perdus à souffler sur les bulles d’un bain trop chaud. Bam bam, ça revient. On invente des possibilités improbables et on croit que 2 + 2 = 5, on nous prend pour des fous ils ont raison, on dérape et on quitte la route pour foncer droit dans un mur. Rouge. Et on écoute toujours les talons aiguilles s’acharner contre le bitume, putain tu voudrais savoir qui c’est mais tu n’peux pas, la nuit est finie, nous sommes encore là sur les quais déserts et je me dis que j’ai envie de crever, que ça ne changerait rien, que le bruit des talons serait toujours répétitif, que je n’aurais jamais ma réponse et que les guitares hurlantes de Radiohead sont aussi orgasmiques que ta main sur ma cuisse avant le crash. Les cloches sonnent, les lumières se brouillent, j’entends les sirènes résonner dans ma tête. C’est la fin.

Alors que votre journée se terminait et que vous alliez lire votre chapitre quotidien de Baise-moi de Virigine Despentes en espérant mettre du piment dans votre vie, la mienne ne faisait que commencer et je n’en étais qu’à mon deuxième rail de coke. J’étais tout ce que vous détestiez, j’étais où vous auriez aimé être, j’étais votre pire cauchemard jusqu’à ce jour où j’ai rencontré Alex. Avec deux ans d’avance, ça aurait pu être tout ce dont je rêvais à cette époque. J’étais blonde, t’étais brun. J’étais conne, t’étais con. T’étais moi et j’étais toi. On croyait que ce qu’on avait dans les mains y resterait toujours, la tienne dans la mienne et la mienne dans la tienne on aurait aimé les garder car tout s’envole. Mais ta connerie était plus forte, on a fini par crever.
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Incredible Jack
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MessageSujet: Re: concours de nouvelle N°1   Ven 21 Oct - 14:29

C'est bien bizarre comme nouvelle... Et bien complexe... Faut le suivre quoi... Mais l'idée est bien originale de sympathique. Non j'aime bien...
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MessageSujet: Re: concours de nouvelle N°1   Ven 21 Oct - 22:19

Sleepy, j'ai bien aimé ta nouvelle et surtout la fin, on s'y atten vraiment pas ! Quand à toi Miriel, je trouve cette nouvelle bizarre, c'est peut-etre parce que je ne l'ai pas compris Neutral ! Enfin, je n'ai pas compris du tout l'histoire en fait !
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MessageSujet: Re: concours de nouvelle N°1   Ven 21 Oct - 22:50

elle sont superbe vos deux nouvelles faut que j'écrive la mienne pendant les vacances
dsl Uillean mais c'était pas a toi que je pensait plutot a la persone avec qui je vais voir raphael lol
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Míriel
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MessageSujet: Re: concours de nouvelle N°1   Sam 22 Oct - 1:23

célestiale a écrit:
Quand à toi Miriel, je trouve cette nouvelle bizarre, c'est peut-etre parce que je ne l'ai pas compris Neutral ! Enfin, je n'ai pas compris du tout l'histoire en fait !

Oui, je sais. Mes textes ont souvent ni queue ni tête, enfin sauf ceux pour les cours, là je me force à écrire quelque chose de plus "correct". ^^
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MessageSujet: Re: concours de nouvelle N°1   Sam 22 Oct - 22:08

célestiale a écrit:
Sleepy, j'ai bien aimé ta nouvelle et surtout la fin, on s'y atten vraiment pas ! Quand à toi Miriel, je trouve cette nouvelle bizarre, c'est peut-etre parce que je ne l'ai pas compris Neutral ! Enfin, je n'ai pas compris du tout l'histoire en fait !

merci Cel' Smile
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MessageSujet: Re: concours de nouvelle N°1   Sam 22 Oct - 22:09

lol ! je suis ure qui n'ont pas ni queue ni tete c'est juste que toi tu les comprends, c'est ta manière bien à toi d'écrire ^^
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célestiale
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MessageSujet: Re: concours de nouvelle N°1   Sam 22 Oct - 22:13

¤...Sleeping Beauty...¤ a écrit:
célestiale a écrit:
Sleepy, j'ai bien aimé ta nouvelle et surtout la fin, on s'y atten vraiment pas ! Quand à toi Miriel, je trouve cette nouvelle bizarre, c'est peut-etre parce que je ne l'ai pas compris Neutral ! Enfin, je n'ai pas compris du tout l'histoire en fait !

merci Cel' Smile

Décidement j'aime bien ce petit surnom ^^ ! de rien de rien sleepy !
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Unknown Soldier
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MessageSujet: Re: concours de nouvelle N°1   Jeu 27 Oct - 13:18

Voici un texte qui est entier une chute, une descente aux enfers ; dont la fin n'est pas seule chute, mais aboutissement du reste... à vous de voir.

L'OBUS


Je cours, je cours, je cours.
Il est beau, le ciel, avec les oiseaux dedans, qui font de la fumée blanche et noire, avec des grands cris et des grands bruits qui font mal aux oreilles qui sifflent douloureusement dans le vent, et les insectes d'acier qui attaquent la peau et y rentrent, remplis de haine.
Je cours, je cours, je cours.
Tac tac tac, c'est caché, ça mange les gens autour de moi qui tombent après avoir couru en criant avec des pantalons rouges et des capotes bleues et des képis bleus et des fusils dans les mains pour tirer sur les autres gens d'en face qu'on ne voit pas et des jambes qui tricotent, qui tricotent, qui tricotent, des musettes qui battent des cuisses et des baïonnettes qui luisent et des sacs qui cassent le dos avec des courroies qui scient les épaules.
Et moi, je suis pareil et je cours, je cours, je cours.
Il y a aussi des gros morceaux de ciel qui s'enfoncent dans la terre qui se fracasse et explose vers le haut dans une gerbe de terre noire qui couvre et recouvre et souffle et les envoie ailleurs disloqués comme des pantins, les gens qui courent.
Comme moi, moi, je cours, je cours, je cours.
Elle a mal, la terre, elle hurle et elle se lance vers le soleil joli et jaune et chaud au-dessus qui éclaire et regarde tout ça et se dit que les gens sont fous et bêtes et qu'il est bien là-haut, qu'il a chaud et que les nuages ne l'embêtent pas, comme quand ils viennent lui tenir compagnie gentiment, mais qu'ils l'exaspèrent parce qu'ils l'empêchent de voir le monde en dessous de lui qui est bien intéressant, surtout quand il s'agite comme ça, avec du bruit, de la lumière et tout.
Et moi, je cours, je cours, je cours.
Et parfois, je me couche sur le sol, derrière des meules de foin qui sentent bon l'été et les moissons et le travail bien fait avec le rire du vin dans la gorge des femmes, des fois aussi, je me couche derrière des arbustes qui piquent avec des fruits rouges et je me dis qu'ils ne sont pas rouges normalement, mais qu'il y a du sang dessus des gens qui meurent autour de moi, alors j'évite de me mettre derrière ces arbustes parce qu'ils me font mal aux mains et au cœur, des fois aussi, je me couche dans des trous d'obus qui sont mouillés de terre et d'eau et de sueur et de larmes et de sang et je me cache dedans avec le nez tout contre en attendant de repartir, et c'est sûr, parce que le lieutenant a dit qu'on obus ne tombait jamais, oui, jamais, non, jamais, deux fois au même endroit, dans le même trou d'obus, sur le même coin de terre, sur les mêmes gens qui crient en silence, la bouche ouverte sur le vide, et des fois, je ne peux pas faire autrement, je me couche dans les blés la tête entre les jambes de l'homme de devant et la tête de l'homme de derrière entre mes jambes à moi qui tremblent parce qu'elles ont peur, comme moi, après tout, ce sont mes jambes, et ce n'est pas parce que j'ai froid, je sais qu'il fait chaud, parce que j'ai chaud, et je reste comme ça couché sur le ventre avec les gens, avec les sacs sur le dos qui nous protègent le dos des gros insectes qui nous cherchent sans arrêt pour boire notre sang, et des fois, je me mets sur le dos pour respirer, mais pas longtemps, parce que c'est dangereux et que si le lieutenant me voyait, je me ferais disputer, sauf s'il est couché avec du sang partout sur son visage, là c'est qu'il est mort, alors je peux me mettre sur le dos quand je veux.
Et je m'arrête, je m'arrête, je m'arrête.
A un moment, j'arrête de courir dans cette position ma tête-ses jambes-sa tête-mes jambes et il y a le silence soudain partout sur les gens en pantalon rouge couchés ou en rouge tout court couchés aussi, sauf un gros animal qui grogne une grosse fois et fait jaillir un gros oiseau devant-derrière moi, je suis sur le dos, je ne sais plus d'où je viens et où je vais, ça me perturbe, j'aimerais savoir si c'est un oiseau de chez moi ou de chez ceux d'en face, et je regarde le ciel et il y a ce gros oiseau qui tombe, qui tombe, qui tombe vers moi, sur moi, pour moi, que les gens autour ont vu et ils s'enfuient en criant encore et ils me disent de changer de place parce que l'oiseau de fer vient vers moi, sur moi, pour moi, mais moi, j'ai peur, je suis cloué au sol, je ne peux pas bouger, je ne veux pas bouger, je n'ai pas envie de bouger, non, je ne bougerais pas, je n'ai pas la force de bouger, je n'ai pas le courage de bouger, j'en ai assez de tout ça, alors tant pis, qu'il tombe vers moi, sur moi, pour moi et que je disparaisse et que je n'existe plus, je m'en fiche.
Et il tombe, il tombe, il tombe.
Je sens son souffle de bête acide dans mon cou, il souffle et grogne comme les autres, je l'entends simplement et je le sens, parce que je suis de nouveau sur le ventre, parce que j'ai peur, parce que je ne suis pas courageux, parce que le seul courage que j'aurais eu, c'est de ne pas regarder la mort en face et de l'assumer, alors j'ai eu le courage de repasser sur le ventre et de rester tapi sous mon sac, à l'attendre, lui l'oiseau de la mort, comme la chouette qu'on clouait aux portes des granges, chez moi, parce que les hommes sont bêtes et qu'ils croient que la chouette porte malheur, pauvre oiseau, mais celui-là, il est vraiment méchant.
Et il arrive, il arrive, il arrive.
Pof, il vient de tomber en plein milieu de mon sac, en plein milieu de mon dos, en plein milieu du champ, en plein milieu de la bataille, en plein milieu du pays, en plein milieu de la guerre, et pendant quelques instants, je suis le centre du monde, et ça fait mal au dos et aux épaules d'être le centre du monde et de le porter lui et l'oiseau noir sur mon dos à moi qui a mal et je ne veux pas bouger, parce que si je bouge, je le connais, cet oiseau, si je bouge, il explose et il va attirer l'attention des insectes sur moi pour qu'ils me cherchent, pour qu'ils me trouvent, pour qu'ils me mangent, et moi je ne veux pas attirer l'attention, je ne veux être qu'un homme en rouge couché parmi les gens en rouge couchés, j'aimerais qu'il tombe et qu'il m'oublie, l'oiseau, mais ce n'est pas possible, s'il tombe, je serais comme les gens qu'il mange et disperse partout en petits bouts sanglants qui ne sont plus des gens, mais des bouts de rien, comme si c'étaient des moutons ou des chats ou rien du tout.
Et il reste, il reste, il reste.
Il ne veut pas partir, il est là pour me prendre ma chaleur, parce que lui, il a froid dans son habit de fer, je le sais, je ne veux pas qu'il me prenne, je ne veux pas bouger, je ne peux pas bouger, je veux que les gens et la guerre m'oublient, surtout le sergent qui est méchant avec moi lorsque je n'ai pas bien ciré mes boutons, pourtant je fais de mon mieux, mais il ne comprend pas, il est méchant, comme l'oiseau et s'il pouvait, le sergent, il me mangerait, me recracherait et me disperserait comme fait l'oiseau, ce méchant sergent, je l'oublie dans la terre, j'espère qu'il y est, même s'il ne le mérite pas, car la terre est bonne et gentille et chaude et je me colle à elle pour entrer en elle, et de toute façon si je m'en décolle, même d'un millimètre, et pourtant, c'est pas beaucoup un millimètre, tellement peu que je ne sais même pas à quoi ça ressemble, mais si c'est ce millimètre de trop, l'oiseau va exploser et j'y retournerais, à la terre, quoiqu'il se passe alors autant ne rien faire, et le sergent, il ne mérite pas d'être avec la terre douce, mais il mérite d'être dispersé partout, sur mes épaules, mes jambes, mon cou, mes côtes, mes bras, mes reins, mon dos, que j'ai mal à tous ces endroits, de rester comme ça couché sans bouger, il faudrait que je bouge, en plus j'ai faim et soif, mais si je prends ma musette, j'explose et si je prends ma gourde, j'explose.
Et doucement, doucement, doucement.
Je déplace mon sac et mon dos dessous et mes épaules dessous et alors, ça va très vite, et il glisse et je le sens qui glisse et il tombe petit à petit et je le sens qui tombe et ça va tout doucement et très vite et j'ai peur longtemps et pas longtemps et pouf, il est par terre, et il me regarde, je le sais qu'il me regarde, mais j'ai mon sac qui me protège, je sens que l'oiseau veut encore exploser et me disperser partout par petits bouts, je le sens encore à quelques centimètres de moi avec ses yeux cruels qui me cherchent et je n'ose pas le regarder et mon sac de toute façon m'empêche de le voir, heureusement qu'il est là et je lui parle et je le remercie, c'est un gentil sac, un bon sac et je lui dis que je ne lui en veux pas d'être rempli de conneries qui ne servent à rien, d'être trop lourd pour moi qui ne suis pas fort que ma mère m'appelle sa crevette, et de me scier les épaules tout le temps aussi.
Et je parle, je parle, je parle.
Et la nuit arrive bientôt et la guerre se tait et la forêt respire enfin et ce sont des vrais oiseaux qui sortent de partout avec des petits animaux qui couinent et furètent parmi les gens en rouge couchés par terre qui râlent et ont mal dans leur corps, moi aussi j'ai mal dans mon corps, mais je ne râle pas, pourtant je ne suis pas courageux, si je le suis, c'est juste grâce à mon sac que j'ai appelé Kiki et ça lui plaît, j'en suis sûr, il me regarde de toutes ses boucles en fer-blanc et il y a des gens qui viennent chercher les gens couchés avec du bois et du tissu sur quoi ils posent les gens en rouge qui pleurent, maintenant que l'oiseau n'est plus sur moi, j'aimerais bien qu'on m'emmène, mais si je me lève tout seul, l'oiseau va me sauter dessus et m'exploser et me disperser, alors j'attends sans bouger, en parlant à Kiki que les gens viennent me chercher.
Et ils viennent, ils viennent, ils viennent.
Et ils me soulèvent par les épaules et il y en a un qui met sa main devant ma bouche et qui dit il respire, et oui, c'est vrai, je respire, et ils me soulèvent et ils veulent m'enlever Kiki, mais ce n'est pas possible Kiki et moi, c'est à la vie à la mort, il m'a protégé de l'oiseau méchant, sinon, il m'aurait fait encore plus mal au dos, et peut-être même un trou dans mon dos à moi, et moi j'ai protégé Kiki des insectes rampants et des petites bêtes qui en avaient après lui, j'ai fait barrage pour qu'ils ne l'atteignent pas, je le sens tout chaud et doux contre ma nuque et sur ma tête, je ne veux pas qu'on me l'enlève, ah ça non, pas question, Kiki est mon ami, nous resterons ensemble jusqu'au bout, quand on aura ramené ceux d'en face chez eux, et même après je garderai Kiki.
Et ils m'emmènent, ils m'emmènent, ils m'emmènent.
Et ils disent la guerre est finie pour lui, il est complètement jeté le camarade, je ne sais pas de qui il parle, alors comme je m'en fiche d'eux et que je ne veux pas leur parler, je parle à Kiki sur le chemin qui nous amène, lui et moi, vers des lumières et des bruits, j'ai hâte de manger et de boire et de donner à manger et à boire à Kiki qui le mérite bien après une dure journée comme ça, et on arrive quelque part où il y a des gens en rouge encore plus rouge partout qui sont couchés partout et qui crient qu'ils ont mal et qui râlent et qui souffrent, ils sont couchés par terre et certains sur des lits et on m'emmène devant quelqu'un en blanc avec du rouge partout sur ses vêtements et il me demande qui je suis, je dis que je suis l'ami de Kiki et je le lui montre du doigt pour qu'il comprenne bien, je sais à quel point les gens sont bêtes, et je lui dis que Kiki fait bien la lessive et qu'il pourrait laver ses habits, parce que Kiki a toujours une chemise propre pour moi.
Il sourit gentiment, il sourit gentiment, il sourit gentiment.
Et il dit que je suis un brave soldat et que mon sac aussi est brave qu'il va me faire une piqûre à moi pour que je sois calme et que je peux garder Kiki avec moi si ça me rassure, alors je dis d'accord et je me mets par terre avec Kiki et il me pique dans le bras, le monsieur, et je suis tout contre Kiki et je suis bien content d'être là au milieu des gens avec mon ami.
Et je m'endors, je m'endors, je m'endors.
Et j'ouvre les yeux et Kiki n'est plus avec moi, je le savais, je l'avais senti, je l'avais rêvé qu'on m'enlevait Kiki, ce sont des méchants hommes qui ont fait ça, ce n'est sûrement pas le monsieur d'hier qui était gentil et attentionné, où est-il, je vais lui demander où est Kiki, il comprendra que c'est important pour moi de retrouver mon ami, alors je me lève et j'essaie de sortir de là où je suis et il y a encore deux hommes en blanc-rouge qui veulent m'arrêter alors je les frappe, parce qu'ils sont méchants de vouloir m'empêcher de retrouver Kiki, alors ils ont mal, alors ils me laissent passer et je me mets à courir n'importe où tout droit et je crie Kiki, Kiki, Kiki et tout le monde me regarde bizarrement, un peu comme on regardait les fous chez moi avant, surtout celui qui se prenait pour un cheval, il était rigolo et gentil, mais les gens ne riaient pas, ils avaient pitié, alors que là, ils rigolent et je rigole avec eux avec des larmes dans mes yeux qui pleurent.
Et je cours, je cours, je cours.
Je vois plein d'amis de Kiki, comme lui, avec des courroies en cuir et des boutons et des boucles en fer, mais ils ne sont pas aussi jolis que mon Kiki et puis je le reconnaîtrais tout de suite à ses grands beaux yeux pleins d'amour et je m'approche du bois là-bas qui est calme et silencieux et personne ne me retient plus, ceux qui ont essayé je leur ai dit non et ils ont abandonné et je suis tout seul, c'est beau, les arbres, mais ce serait encore mieux avec mon sac, et je vois des hommes en gris qui sortent de partout dans la lumière silencieuse et ils crient, je crois qu'ils veulent aussi que je m'arrête, mais pas question, je veux retrouver Kiki et ils ne m'en empêcheront pas, alors je cours vers eux en disant allez-vous-en, laissez-moi passer, et ils braquent leurs fusils vers moi et ils tirent tous ensemble, sans Kiki pour me protéger, je sais que c'est fini pour moi.
Et je suis mort, je suis mort, je suis mort.


Je savais que personne ne le lirait, c'est trop long. Tant pis, j'aurais essayé.
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MessageSujet: Re: concours de nouvelle N°1   Mar 1 Nov - 21:59

Sleepy : Magnifique ! Superbe !
Miriel : Original, bien fait !
A-Soldier : Géant, j'adore le contexte !

Bravo à tous, le choix sera difficile!
Jvais essayé quelque chose peut être, mais dur de passer après vous... Confused
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MessageSujet: Re: concours de nouvelle N°1   Mer 2 Nov - 20:36

Voici ma nouvelle, c'est un texte que j'ai écris il y a 1an et que j'ai corrigé légèrement.

Un coeur de pierre.
J'ai couru, couru, très vite ... encore plus vite, à vrai dire le plus vite que je pouvais. Mes pieds martelaient les dalles sombres et froides recouvertes de pluie. Il pleuvait fort. En quelque sorte je courais sur moi-même : un coeur de pierre.

J'essayais de ne penser à rien alors je plissais les yeux, je ziguezaguais entre les passants, place du Commerce, qui me regardaient incrédules ou affolés. Qu'importe ! Je ne veux voir ni entendre personne; j'en ai trop vu de ces visages ternes et naifs qui vous proposent une aide sans savoir vraiment l'origine de votre mal-être, et en espérant vivement que vous la refuserez.
Alors j'ai continué de courir, courir... je ne savais pas le temps qui s'était écoulé depuis que j'avais appris la nouvelle. Une heure ? Deux heure ? peut-être plus...
Je courais toujours très vite, inconsciamment je voulais changer le temps, je visais loin et je ne voulais m'arrêter malgré cette douleur atroce qui me déchirait mon côté. Pour une fois je n'usais pas mes larmes pour me noyer à cause d'un chagrin d'amour, pour une fois ça n'était pas le cas : c'était bien plus grave.
J'ai les cheuveux longs et ils courent derrière moi. Ils dessinent des ondulations noires autour de ma tête et dans le ciel. Ils fendent l'air en refermant après moi les portes du couloir de ma course folle.
Et mes mains, que sont-elles devenues ? Blanches et froides comme de la glace, je ne les sens plus. Je sers les poinds. Je cours.
Je traverse la fôret. Quand j'y ressort il commence à faire nuit. Les feuilles des arbres qui craquent sous mes pas ne m'ont pas émue, plus maintenant, c'est finit. Finit le temps où je pouvais rire et pleurer à la fois. Finit le temps où je vivais pour de bon.
J'accélère, j'ai cru attarder mon regard sur deux amoureux qui gravaient leurs prénoms sur l'écorce d'un arbre. Je ne dois voir personne. Je ferme mon coeur. Je me replis. Il pleut autant que je cours et mon vieux tee-shirt me colle à la peau comme mon ombre ne se détache de mes pas. Chaque mouvement de jambe me fait souffrir, la pluie lacère mon visage tandis que le soleil disparait entre les anciens entrepos du port, réhabilités à présent en squat : logeur de misères.
Le clocher de l'église sonne huit heures, huit coups résonnent en écho en moi-même. Je traverse une dernière ruelle et enfin, j'aperçois l'eau. Ca n'est même pas beau. Ce n'est pas un océan déchainé bordé de rochers sur lesquels j'irais m'assoir. Non, c'est une minable rivière qui tourne en lacets autour du hamot proche de la grande ville.
Il fait nuit à présent. Je me suis arrêté de courir et je marche doucement. En fait tout s'est arrêté subitement, comme si on avait soudainement coupé le volume d'un film. Je n'entend plus les klaxons venant de la ville, ni les insultes grossières que s'envoient les gens pour un oui ou pour un non. Ah! si seulement ils savaient, si seulement ils savaient que la vie est si courte !...
Mon estomac se tord, tous mes membres arrachent des cris et des pleintes silencieuces. Je ne peux plus, il faut que je m'assois. Alors lentement je me penche, pose une main à terre : le sol est froid, ça ne m'atteint pas.
Maintenant je suis assise au bord de l'eau. J'ai enlevé mes chaussures et les ai déposé avec soin à ma droite. Elles sont usées.
Je regarde l'eau.......longtemps......je ne peux rien faire d'autre; alors je plonge mon regard dans cette vaste étendue noire, lisse et paisible.
Une goutte de sang tombe sur mon genoux gauche, puis une autre....une autre encore.....c'est mon coeur qui saigne : mon coeur de pierre.

Au fait je ne vous l'ai pas dit, mais la nouvelle ce matin....c'était que j'étais morte.
...et à minuit ce soir là, un passant à vus une paire de chaussures sur le bord de l'eau...une paire de chaussures usées...



(Désolé A-Soldier si c'est une course au début et une mort à la fin, c'est un hazar...!)
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célestiale
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MessageSujet: Re: concours de nouvelle N°1   Mer 2 Nov - 22:09

J'aime beaucoup ton histoire car la fin est surprenant, beaucoup de jolies métaphores aussi...Très bien écrit, avec imagination!
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Dollimaya
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MessageSujet: Re: concours de nouvelle N°1   Jeu 3 Nov - 19:39

ah merci célestiale c'est gentil ! profileleft
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Sleeping Beauty
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MessageSujet: Re: concours de nouvelle N°1   Jeu 3 Nov - 20:03

bah ma chère petite cousine, c'est beau, c'est triste, chute réussie! mais ça me fait trop peur. je t'aimeuh
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Dalian
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MessageSujet: Re: concours de nouvelle N°1   Jeu 3 Nov - 20:15

¤...Sleeping Beauty...¤ a écrit:
bah ma chère petite cousine, c'est beau, c'est triste, chute réussie! mais ça me fait trop peur. je t'aimeuh
Chere petite cousine? Ah je savais pas oula moi je suis perdu dans la famille la. Rolling Eyes Rolling Eyes
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